ta mère elle boit d'la kro.

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 07:22
Modifié le jeudi 31 janvier 2008 12:27

( )

Oui c'est cela, noter un ministre sur le nombre de clandestins qu'il expulse, alors beaucoup trouveront ça normal, ils détesteront al-quaida à cause de l'annulation du Paris-Dakar, mais ne penserons pas que pour une fois le désert pourra être tranquille, parce que oui, mesdames et messieurs, même le désert on le pollue.
Ensuite on suivra la love-story du Président pour mieux oublier les quelques guerres civiles, et on acceptera qu'une chaîne fasse une soirée spéciale "cigarette". On ne se demandera pas pourquoi on nous rabâche sans arrêt les même sujets, et Ingrid Betancourt ne sera à nos yeux qu'un feuilleton exaltant.
Au fait, j'y repense, cela fait presque un an que nous nous couvrons de honte, mais nous sommes comme dans une bulle, rien ne peut nous atteindre, nous n'avons pas l'intention de réagir à certaines choses innaceptables car nous préferons le confort.
Confort, égoïsme, patriotisme.
Il est 23:23, bonsoir.


Ici, toujours.
# Posté le lundi 07 janvier 2008 17:23
Modifié le mercredi 09 janvier 2008 09:44

Les vers de la fin, Doherty.

"En Arcadia la vie voyage
C'est pur et simple comme une chanson des Shepards
Pipes séraphiques le long de la voie en Arcady"


photo par Monsieur Hedi Slimane .

C'est ici, rapaces.
Les vers de la fin, Doherty.
# Posté le dimanche 09 décembre 2007 10:43
Modifié le vendredi 21 décembre 2007 11:37

Red nicotine. fin.

Fumez bien (mais pas des menthols), buvez aussi du thé et de la vodka, du café, les loulous, moi je fais une pause ici (oh peut -être que je reviendrai demain, qui sait).
Ca sera pour vous l'occasion de lire aussi mes premiers articles, enfin je ne me fais pas trop d'illusion, tout ici est beau parce que nouveau.
C'est parfait là, d'écouter Little miss pipedream de voir la nuit tomber et de boire du chocolat chaud.
Red nicotine. fin.
# Posté le mercredi 28 novembre 2007 11:20
Modifié le vendredi 30 novembre 2007 12:28

La chambre bleue.

.;Un rayon de soleil, un peu brutal brûle le rideau délavé puis traverse en oblique sur les dos nus, qui tressaillent des fois, se cambrent. C'est exactement comme une beauté de plan au cinéma, avec le doux qui se mélange à une forte émotion, ou un détail de sons couleurs et gestes, discret, mais la main rejoint l'autre, quoi qu'on en dise.
La chambre qui était bleue, qui l'est toujours, mais maintenant recouverte de photos est inondée par cette lumière particulière qu'offrent les matins d'été. Il doit être dix heures, mais le temps est un détail bien futile, c'est le désir qui ici impose le rythme des coeurs, le tempo des musiques qui résonnent dans les tempes. C'est encore lui quand les lèvres viennent s'écorcher quand la clarté vient frapper la beauté, s'immiscer entre les corps, tant qu'il reste encore un espace entre eux.
Les rires sont des champs qui s'enflamment, le brasier est personnel, doux si doux qu'il en devient d'une transparence éblouissante. La poussière danse avec les corps des petites valses improvisées, le plafond aspire les volutes d'encens, de cigarette. On pourrait parler de dehors, des enfants et de leurs chiens, mais ils n'existent plus, ou si peu, ce sont des éléments étrangers, improbables.
Les draps impriment la forme de l'envie, des frissons. Le creux du cou est froid, puis chaud, puis presque insensible aux petites morsures qu'il reçoit.
Les rayons du soleil se diffusent, jamais pâles, froissant les tissus et déformant les couleurs, d'une jolie et tranquille petite hallucination.
On entend le ronronnement des lourdes machines sur les chantiers, de la ville, très loin, comme un crépitement en sourdine.
Le soleil explose les murs tapissés de mots doux, durs et brisés, les ombres s'animent, chinoises et vaporeuses sur l'armoire lavande.
Le velours de l'amour glisse sur les jambes et les bras, les détails du corps apparaissent au temps du repos, des navires bercés et entourés d'un halo.
L'électricité est au bout des doigts, lorsqu'ils touchent et s'approprient le reste. C'est l'été mêlé à l'amour, les contours qui disparaissent, effacés dans la précipitation, ce sont les corps livrés au soleil, et qui dorment calmement.
La chambre bleue.
# Posté le jeudi 22 novembre 2007 10:47

Liens promotionnels